• comment ça va, Lantin ?

    Face à l'accroissement atrocement intolérable des violences en notre société aux ambitions si correctes, l'état et l'ensemble des agences publicitaires agréées et dûment mandatées ont décidé de créer un produit marketing à visée sédative et réconfortante. Il s'agit d'une nouvelle fête : la saint Valentin.

    Ce jour là, votre ami, amant, conjoint, pacs, biquette, lecteur DVD, jouet vibratoire ou autre poupée gonflable vous offriront des fleurs. Plutôt que de les inciter avec une pointe d'agressivité, fort compréhensible en cette période de pollution amiantesque, de fascisme islamique et de mauvaise conjoncture astrale, à positionner ledit bouquet perpendiculairement dans le fond de leur marge anale, vers les confins du rectum et du sigmoïde, adoptez le comportement correct suivant : acceptez ce gage d'amour (de grâce, ne me demandez pas la signification de ce verbeux néologisme). Vous aurez là franchi la première étape du processus. La deuxième est somme toute fort aisée mais nécessite de tenir compte de la multiplicité des combinaisons amoureuses possibles en notre politiquement correcte société. Je vous ferai grâce de la sordide énumération des faits pour ne retenir qu'un schéma marginal : celui d'un couple formé par une  femme et un homme, situation au demeurant bien peu courante, j'en conviens.

    Madame, si monsieur vous offre des fleurs ce soir, et cela compte tenu du tarif desdits végétaux, des taxes insupportables soulevées par l'état français mafieux, du taux de change du marché Chinois et de la taille des orteils de ma sœur, vous n'avez plus rien à dire que ceci : j'écarte le compas, vise mon dindon, ouvre moi les rideaux et faisons le potage à quatre genoux...

    Pas le choix....

     

    Et bien mesdames, Libéragneugneu, en souverain ami de la cause féminine, en combattant définitif de tous les fascismes pernicieux, vous apporte son soutien. La preuve : Liberagneugneu a tringlé hier soir, économisant de la sorte le prix d'un coûteux bouquet de fleurs périssables, dont on sait qu'ils ne servent en vérité qu'une seule et unique fois. A l'age vénérable du sage penseur, il ne saurait être raisonnablement envisagé un deuxième coup le lendemain (sauf bien entendu si vous laissâtes vos coordonnées au standard)

    Aussi, ce Valentin ne mérite t il que mépris. Qui est il ce nigaud pour nous imposer ce tringlage en règle, ce code administratif de l'amour, ce carnaval des relations courtoises ?

    Une rapide recherche nous apprend aisément que Lupercus, un sage romain proche de saint Upercule, frère de Sinusite, décida un jour que sa méprisante voisine méritait un leçon. Il pénétra en sa demeure, prétextant je ne sais quelle panne sur le réseau internet, et en profita subrepticement pour l'enculer contre la cheminée. Hélas, il se loupa sur la fin et naquit de cette union le petit Valentin, un 14 février de l'an 1529 avant JC. L'histoire perd quasi complètement la trace de cet enfant. Jusqu'en moins 1502 ou 1503, ce qui représente une température véritablement glaciale pour ne par dire glaciaire. Qu'importe ? Toujours est il que Valentin fit la connaissance d'un certain Astérius, juge de son état en la province de Burgos, qui lui tint ce discours :

     

    « « Si cela est ainsi, dit Astérius, j'en ferai bientôt l'épreuve : j'ai ici une petite fille adoptive qui est aveugle depuis deux ans ; si tu peux la guérir et lui rendre la vue, je croirai que Jésus-Christ est la lumière et qu'il est Dieu, et je ferai tout ce que tu voudras »

     

    La suite vous apparaît maintenant évidente.

    Ainsi pouvez vous comme moi même refuser la fatalité, le noir destin qui vous attend au coin de bois.

    Ah mais cela est trop triste.

    La suite ? Pardon, je consulte ma pendule..

     

    Ouhhh, putain, le fleuriste est fermé. Vite, mon sécateur........

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :