• monsieur P Tomane

    Les nouvelles sont épouvantables : le hamas élu... on va l'avoir cette guerre, j'en mettrais mes burnes à hacher.

    Heureusement, l'amour courtois et la poésie nous font oublier un instant l'inclinaison pitoyable de nos contemporains vers l'obscurantisme et la mort.

    Ainsi, ce moment de paix que je vécus voici peu. Après ma contre visite, je me trouvais seul en la pharmacie avec cette beauté diplômée d'état dont je vous traçais le portrait voici quelques jours. Une brunette de premier choix, joli minois et chairs bien fermes, du moins le supposai je. J'éprouvais, vous savez bien, ce sentiment : parce que c'était elle et parce que bidule chouette. Bref, j'œuvrais à mes prescriptions quand elle s'approche l'ingénue, au prétexte de m'interroger. D'emblée, la question m'apparaît futile, comme si cet être pur cherchait à prendre contact :

    « Docteur Gneugneu, pourriez vous me dire, pour les suppositoires, dois je les pousser avec l'index ou l'auriculaire ? Et bien, humm, docteur ?

    « Eh bien, belle enfant, je pense .. »

    Ah, la voici qui se colle contre moi, me sidère de son noir regard des contrées du sud de l'europe. Je n'en puis plus, j'en défaille, j'en tressaille. Je sens se hérisser les poils de mon pubis. J'aimerais lui proposer tout l'amour dont je suis capable (deux trois coups tout au plus), jeter à ses pieds ma fortune (pas grand chose),  lui promettre d'être son serf, son esclave, son plus fidèle servant. Tout se bouscule en mon cortex et une certaine timidité naturelle vient compliquer la situation qui en devient pénible :

    « Arghhh., réponds je. »

    « Oui ? Docteur ? »

    Je cale, je peine, je bafouille...

    Allons...

    Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin justifie les moyens, me résous je. Je m'avance un peu, me colle encore à elle. Un millimètre de plus et nous chutons tous deux. Je sens la chaleur de son être réchauffer mon vieux corps meurtri à la verge patinée par le temps.

    Je l'enlace avec douceur. Elle pose un doigt sur mes lèvres :

    « Sachez docteur Gneugneu, que je suis douce, pure, désintéressée, que mon cœur chavire à l'idée de vous aimer bientôt. Je nous vois plonger sans retenue dans l'abyssal océan de l'Amour, et vivre les plus romantiques sentiments. »

    « Glop glop. »

    La salive me fait défaut.

    « J'aimerai tout chez vous, oh mon docteur d'urgence et particulièrement votre bien raide verge. »

    Vingt Dieu, la femme idéale.

    « Mais je possède hélas un tout petit défaut.

    « Dites moi, mon aimée car je saurai vous pardonner.

    « Il se trouve...

    « Allons ne rougissez pas, vous pouvez tout me dire. 

    « Et bien voilà : je pète au lit, mais alors, bien fort, je pète. Tiens. »

     

    BRAOUUUUUUUM.

     

    Une baudruche infernale vient d'exploser, claquant comme 100 000 drapeaux à la tempête, déchirant la nuit lugubre de son sinistre craquement.

    J'agite les bras tel pauvre être au bord de la noyade, je hurle, j'aspire et m'étouffe. Mes oreilles sifflent comme cent mille diables

    Je m'éveille....

    Je scrute, halluciné et perdu dans mon lit défait. Personne à droite, personne à gauche. Non plus que sous le lit. Premier voisin bien trop éloigné.

    Il faut se rendre à l'évidence...

    Mais je suis trop las. Concluez ce que vous désirez. Je suis un être pur, animé par les hauts sentiments de l'amour courtois et vos railleries m'indiffèrent.

    Pourquoi ne vis je les bonheurs que dans mes rêves ? Pourquoi Dieu me faire ainsi souffrir, moi qui ne réclame que l'amour ? Comment un être exquis comme je puis l'être ne peut il chérir au quotidien l'âme sœur qu'il vénère ? Comment ai je pu engouffrer tout ce cassoulet à moi seul ?

     

    Nous aurons des lits pleins d'odeur légères, dit le poète...

    C'est ça ...tout à fait ça


  • Commentaires

    1
    piglette
    Vendredi 27 Janvier 2006 à 00:03
    bon sang mais c'est bien sûr
    épisode numéro 1 de la clinique en folie?... enfin je me transformerais bien pour quelques minutes en inspecteur Derrick ( vive l'imper, les valises sous les yeux et l'haleine de coyotte ... )histoire de faire mon enquête et de trouver qui est cette infirmière... piercée?... tiens tiens , je vais devoir fouiller au corps :)
    2
    denis
    Vendredi 27 Janvier 2006 à 20:09
    infirmiere ideale
    theorique...
    3
    piglette
    Vendredi 27 Janvier 2006 à 23:05
    adresse email?
    Gengis khan vous connaissez pas hein?.. ça m'aurait bien fait plaisir de vous faire partager ce moment d'anthologie des seventies et en échange avoir le prénom de cette infirmière :) mais je n'ai pas votre adresse email... :( puis-je?... thanks sir
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