• restons courtois

    Brokeback : littéralement, arrière pété... voilà la nouvelle œuvre cinématographique en vogue. Je ne parviens pas à me résoudre à estimer de visu ce film, étant plutôt réservé de nature. Usant de techniques à la Burgaud, j'en jugerai donc sans l'avoir visionné ce qui est parfaitement et définitivement malhonnête.
    On m'a tout raconté nonobstant... Deux cow-boys, virils, au bel équipement, se sentent brutalement attirés l'un par l'autre, bien qu'usuellement peu inspirés par le goudron. Ouf. L'histoire est plantée. Imaginez. Décor à l'américaine, vastes espaces, ciels rougeoyants, hurlement de coyotes et pets de vaches. Musique...

    Pam pam pidom.

    Et là, sans crier gare, l'un des deux Dupond plante son tricotin dans la rondelle de son collègue au Stetson et lui défrise rugueusement les poils du trou à pet. Il lui brise atrocement  la timbale. C'est là le moment culminant du navet.

    Transposons : un homme, une femme... L'ennui serait au rendez vous. Un berger et une chevrette ou une nonagénaire et l'idiot du village eussent été de plus originales situations. Cependant, ainsi que vous le savez peut être, il est plus de mise aujourd'hui de s'intéresser aux machos qui se cassent le pot qu'à la classique histoire du jeune maladroit qui arrose le petit de la pucelle.

    Peu m'importe somme toute...

    Pas grave.

    Vaut peut être mieux passer sous un cowboy que sous un TGV.

     

    En attendant, moi qui suis si classique, si plein d'amour et de sentiments nobles, si romantique en quelque sorte, je me vois en ces vastes plaines de l'Arizona ou de l'Oklahoma, voire de la suisse normande. Un feu de camp, un ciel étoilé, les clapotis de la rivière, le souffle chaud d'un soir d'été.. Toi, si belle...

    « Mon amour, ma seule et unique, allons cueillir des fraises, Je saurai choisir les mots que tu aimes... »

    Et te manger la figue pendant que tu me scalperas le mohican. Et tu crieras maman quand je te fendrai l'abricot. Tu te toucheras les pieds en faisant le tire bouchon.

    Bref, l'amour courtois

     

    C'est si fin de se frotter au barbu... Enfin, je dis ça... Je ne juge pas car je ne voudrais pas être jugé...

  • Commentaires

    1
    Samedi 11 Février 2006 à 19:32
    Ne vous frottez pas aux barbus :
    Ils sont vindicatifs !
    2
    denis
    Samedi 11 Février 2006 à 19:40
    mince
    les miens sont moins explosifs... encore que
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