Le poète subtil, le penseur définitif, se moque bien du glaviot bien jaune qui colle à sa semelle.
Le cerveau se nourrit d'émotions divines : il se trouve que dieu m'a touché de sa grâce..
J'ai tourné durant une matinée avec un pote et son cateram à Nogaro. J'ai vu l'éternité et la grâce que dieu fit. Ah les courbes, les freinages... avec mon Hornet, je jouis des mêmes purs instants ou du moins le pensai je. Le bonheur de la trajectoire idéale, du freinage tardif, de l'arrière qui sautille, du moteur qui hurle bien rauque. Le risque de se foutre dans le rail, le souci de le raser de près.
Le reste est bien épais, bien pénible, bien pitoyable.
Je ne me nourris que de pures sensations. Le quotidien me pèse, le réel me plombe et me harcèle.
Je vous le dis commac : je suis subtil comme le roseau qui ploie au vent. Léger comme l'esprit. Pourtant, tel l'albatros, je dispose de bel organe.
Mes pensées sont si pures et ma bite si tendue quand porté par la grâce, je la plante dans dindon bien gluant.
Ah dieu m'a effleuré de sa délicatesse...