Affronter ses démons, froidement, sans artifice. Se voir tel que l’on fut, comme l’on est toujours. Et déplorer d’être jamais venu au monde. Facile pour un Nietzsche ou un Cioran. Atrocement douloureux pour un être faible… Pas si grave. Prenons chaque être humain peuplant cette planète, entaillons lui le bras et patientons : dans 140 ans, chacun aura disparu. Humus, poussières éparpillées, tombeaux de pin ou de noyer. Plus une entaille vivante. Virgule dans l’infini. N’empêche, la douleur morale est une épouvantable souffrance.
Et geindre n’y fait rien...
« I hurt myself todayElles sont jolies parfois, les chansons populaires.
*Trent Reznor